Un des points important dans la vie d’Okinawa fut l’unification de l’île et de ses îles dépendantes. Des trois royaumes d’Okinawa, le plus important, en terme économique et de par ses relations
commerciales avec la Chine, était sans conteste Chûzan. Ce pendant et contrairement à ce que l’on pourrait attendre, ce n’est pas Chûzan qui prit l’ascendant sur les deux autres royaumes.
De par sa situation géographique, le district de Sashiki établit des relations avec le Japon. Hashi, le seigneur de Sashiki-gusuku (château de Sashiki) était vassal du roi de Nanzan.
C’est grâce aux relations établies avec le Japon que hashi prit de l’importance. A l’inverse des autres royaumes qui voyaient dans leurs relations commerciales avec la Chine, un moyen d’enrichir
leur royaume, Hashi fit importer des armes par le truchement des japonais.
En 1402 il attaqua et vainquit sans trop de difficultés son puissant voisin, le seigneur de Yaesu. En 1407, il déposa le roi de Chûzan, Bunei, lors d’un coup d’état et pour ne pas heurter les
traditions de succession des Chinois, il installa son père, Shiso, sur le trône qui tomba malade et mourut en 1421. Il lui succéda, fondant la première dynastie Shô. Hashi s’empara du vieux château
de Shuri, puis soumit le roi Haniji et le peuple de Hokuzan en prenant le château de Nakijin en 1416. En 1422, Hashi désigna son frère pour assurer la sécurité dans la province de Hokuzan et
assurer sa suprématie dans cette province.
Après plus de cent ans d’une sanglante guerre civile, il réunifia l’île d’Okinawa en soumettant la province de Nanzan en 1429. Les anciennes divisions de l’île, Nanzan, Chûzan et Hokuzan étaient
toujours présentes, mais elles prirent une autre dénomination, respectivement Shimajiri, Nakagami, et Kunigami. Bien qu’il y ait encore des troubles sporadiques dans les îles voisines, l’île
entrait dans une époque relativement paisible qui allait favoriser le commerce international, la diplomatie et la religion.
© Lionel Lebigot 2008