Missions tributaires III
Les missions tributaires ne se limitaient pas à la Chine. Après l’invasion japonaise, Ryûkyû eut a payé un double tribut, un envers la cour de Chine et un autre envers la cour du Japon.
Le premier avait pour principal but d’entretenir la continuité du commerce avec tous les ports et pays soumis au puissant voisin chinois, tandis que le deuxième, la domination japonaise ayant
été plus violente et militaire, était plus une reconnaissance de vassal à suzerain.
La domination chinoise n’avait pas pour but d’intervenir dans les affaires politiques de Ryûkyû et seules les relations commerciales primaient. En revanche, après l’invasion japonaise, ceux-ci
imposèrent un modèle politique et revendiquèrent l’archipel.. Revendication justifiée, au yeux des japonais, puisque depuis de très nombreuses années, le seigneur de la province de Satsuma au
Japon, était reconnu, par décret japonais, comme étant le véritable roi de Ryûkyû.
Cette dernière sorte de mission recevait le nom de « Edo-nobori », « Edo » étant l’ancien de nom de la capitale japonaise, de nos jours « Tôkyô » et « nobori », le fait de « monter, aller ».
© Lionel Lebigot 2008