
Dans cet article, je voudrais décrire mes entraînements de karate et kobudô
à Okinawa. Non pas en faisant une description exhaustive des exercices, mais en insistant sur la conduite de ces entraînements.
Je me baserais sur les séances que J’AI suivi dans les dôjô où JE suis allé, ce qui veux dire que ce ne sont QUE des expériences PERSONNELLES, qui ne reflètent pas la totalité des dôjô
d’Okinawa.
Dôjô Shôdôkan (Gôjû-ryû), Kôdôkan (Kingai-ryû et Kobudô), Enbukan (Shôrin-ryû), Kenshinkan (Kobudô), Kenshikai (Gôjû-ryû), Shureikan (Kônan-ryû et kobudô).
Tout d’abord, je tiens à faire une distinction entre « cours » et « entraînements ». Un cours, c’est ce qui destiné aux enfants, sans aucun dénigrement. Le prof est là et dirige ses élèves, il
dirige l’échauffement, il compte les techniques, montre et explique les exercices… bref, c’est LE prof et c’est un cours comme un cours (enfant et adulte) de karate en France.
Pour ce qui est des entraînements que j’ai suivi, rien de tout cela. Les pratiquants, arrivent, se changent et entrent dans le dôjô, mais il n’y a pas nécessairement de salut de groupe surtout si
l’entraînement adultes suit le cours enfants, un salut au sensei et aux partenaires suffit.
L’échauffement n’est pas fait en groupe, chacun se prend en main, mais un senpai (ancien) prendra toujours soin d’un débutant. Cet échauffement dure le temps que celui qui le fait, l’estime
nécessaire. Il peut même durer toute la séance si c’est son objectif du soir.
Après cet échauffement, des groupes d’intérêts se forment, qui va faire des séances de kitae-waza (renforcement), makiwara (poteau de frappe), kata (enchaînement), kumite (échanges techniques),
kigu-tanren (musculation avec instruments)… toutes sortes d’exercices de karate.
Dans ces séances, le rôle du sensei n’est plus de diriger, mais de superviser, de guider … Bien sûr, le sensei a aussi un rôle d’enseignant et de correcteur, mais seulement pour la nouveauté, ce
que le pratiquant ne connaît pas.

© Lionel Lebigot 2008