Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mensôre Uchinâ-blog. Un petit blog de présentation de l'île berceau du karate et du kobudô. Ici, je parlerais tout autant des arts de combat d'Okinawa, que de la culture trop méconnue de cette partie du Japon.

Publicité

獅子 SHÎSÂ











Le Shîsâ est un animal mythique que l’on peut rencontrer dans différentes parties de  l’Asie Extrème-Orientale. Littéralement, « shîsâ » signifie « petit lion » ou « enfant lion ». Représenté en couple, cette créature, moitié chien et moitié lion est censé éloignée les démons. Celui de gauche, la femelle, dont la gueule fermée retient le bonheur et celui de droite, le mâle, dont la gueule ouverte et les babines retroussées éloigne le malheur.

Bien que l’on rencontre souvent des statues de shîsâ, en couple en individuellement (dans ce dernier cas, c’est un mâle à la gueule ouverte) bordant les entrées de maisons, il est plus traditionnel de voir ces représentations sur les toits. Cette coutume remonte à l’époque où tous purent couvrir leur demeure de tuiles, remplaçant le chaume des toitures.

LA LEGENDE DES SHÎSÂ

D’après Sesoko Chizue, la légende de l’origine des shîsâ serait la suivante :
Au retour d’un envoyé de Ryûkyû à la cour de Chine rapporta comme cadeau au roi de Ryûkyû un collier, orné une petit figurine de shîsâ. Le roi trouvant se présent très beau, décida de toujours le porter sous ses vétements.
Au cours de son règne, un dragon terrorisait le village de Madanbashi, détruisnt habitations et récoltes. Le hasard voulu qu’une de ces attaques survint un jour où le roi passait près du village. Effrayés par le dragon, tous les habitants s’enfuirent. La nuuru (prêtresse) locale ayant eu une vision pré monitrice dépêcha un jeune garçon auprès du roi. Dans son rêve, elle avait vu le roi se tenir sur la plage, face au monstre, brandissant la figurine du shîsâ. A ce moment, un rugissement assourdissant semblant surgir d’outre tombe paralysa le dragon, en même temps qu’un énorme bloc de roche, venant des cieux s’écrasait sur la queue du dragon. Retenu prisonnier par le rocher, le dragon ne pouvait plus bouger et finit par mourir.
Au fil du temps, le rocher et les ossements du dragon furent recouvert de terre, de plantes et d’arbres. Au jour d’aujourd’hui, ce lieu est connu sous le nom de « Gana-mui, les bois de Gana », près de Naha Ôhashi, grand pont de Naha.

En souvenir de cet événement, les villageois sculptèrent un immense shîsâ de pierre pour les protéger de tous les dangers.

La légende de protection des shîsâ est bien établie et apparaît dans une autre légende.
Cette dernière se déroule dans le village de Tomimori. Dans ce village près de la ville de Kochinda, avait lieu de nombreux incendies. Pour remédier à cet état de fait, les villageois eurent l’idée de faire appel au maître renommé de feng shui Saiouzui. Selon ce maître, c’était à cause de la présence proche du  mont Yaese. Il ordonna donc au villageois de sculté un grand shîsâ. Depuis lors, il n’y eut plus d’incendies.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article