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  • : 沖武館 Okibukan
  • 沖武館 Okibukan
  • : Mensôre Uchinâ-blog. Un petit blog de présentation de l'île berceau du karate et du kobudô. Ici, je parlerais tout autant des arts de combat d'Okinawa, que de la culture trop méconnue de cette partie du Japon.
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:27

Le thé d’Okinawa

 

さんぴん茶-copie-5

                                                                                                  sanpin-cha 

                                        que l'on trouve en canette et en bouteille dans les distributeurs automatiques

 

 

A Okinawa, la déshydratation impose de souvent boire du thé.
Et on trouve toujours un endroit de la maison où il y a des tasses à thé et une théière remplie de thé, accompagné de kokutô.
Le thé le plus connu des Okinawaïens, c’est le « sanpin-cha .»
Ce qui donne le moelleux et le parfum du sanpin-cha, ce sont l’ajout des petites fleurs blanches des feuilles de jasmin.
Sanpin-cha, thé au jasmin, est venu de Chine, en Chinois, on prononce « shanpein-tsua » qui s’est transformé en « sanpin-cha .»

A Okinawa, des gens disent « shîmî-cha » pour « sanpin-cha », mais en fait, « shîmî-cha » se réfère à la cérémonie « shîmî » (qui est une période du calendrier solaire, située vers le 5 avril, où les gens nettoient les tombes) et « shîmî-cha est un nom générique pour le thé de ce jour.
La pensée okinawaïenne concernant les aliments, c’est qu’une bonne alimentation entraine une bonne santé et il en va de même avec les thés.
Par exemple, « ucchin-cha », thé au curcuma est bon pour la fonction hépatique et le thé à la goyave est bon pour faire baisser le taux de glucose sanguin.

 

ウッチン茶-copie-6                                                                                                   ucchin-cha

                                           que l'on trouve en canette et en bouteille dans les distributeurs automatiques

 

De plus, sur de nombreux marchés d’Okinawa, on trouve des mélanges de plusieurs thés.


Il y a aussi le « bukubuku-cha », aussi connu sous le nom de « gubugubû » dont le nom évoque la mousse de bulles à sa surface.

 

------copie-7.jpg

                                                                                            bukubuku-cha

 

Préparation de bukubuku-cha : dans un grand bol en bois, on place du riz cuit dans de l’eau bouillante. Dans une théière on mélange du sanpin-cha et du bancha (une sorte de thé vert.) Ensuite à l’aide d’un « chasen » (un fouet en fines lattes de bambou), on fouette le mélange du bol jusqu’à obtention d’une mousse que l’on pose en surface du thé versé dans des tasses.              
Sur cette mousse, on place une petite quantité d’arachides hachées .

 

 

 

 

En 1992, fut fondée l’ «Okinawa Dentô Bukubuku-cha hozon-kai », Association de Préservation du Bukubuku-cha traditionel d’Okinawa, dans le même temps, il y a aussi une diffusion populaire et le bukubuk-cha peut aussi se savourer dans certains salons de thés.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 12:58

Kokutô (sucre de canne)

---brut.jpg                                                                                             kokutô (morceaux)

A Okinawa, il y a en permanence, dans les maisons des accompagenments pour le thé, et parmi ces accommpagnements, il y le « kokutô », sucre de canne. Kokutô est plein de bienfaits, de haute valeur nutritive : calcium, fer, magnésium, potassium,, zinc, manganèse, mais aussi des vitamines  du goupe B : B1 et B2.
 
Ces valeurs nutritives n’existent plus dans le sucre blanc qui a été raffiné, mais elles sont très fortement présentes dans kokutô, sucre de canne non raffiné.
La canne à suce est la matière première de kokutô et on en trouve dans toutes les régions de la préfecture, pourtant, suivant les lieux de culture, les goûts et les saveurs sont différents.

 

-------copie-1.jpg                                                                                peanuts-kokutô (mes préférés)

Kokutô servait aussi pour conserver les aliments fragiles comme le gôyâ et le shibui (melon d’hiver), ce qui leur donnait un goût et une saveur particulière.
  
Ces plats saumurés dans kokutô faisaient partie des mets d’acceil servis aux officiels représentant l’empereur de Chine.

 

Il arrive souvent que les dôjô de karate/kobudô mettent à disposition des élèves des morceaux de kokutô pour leur donner un coup de fouet pendant l'entraînement.

 

Pour la période des examens, Kit-kat a sorti des kit kat-kokut, au kokutô et kinako (poudre de soja)

---------copie-2.jpg

                          kit kat-kokutô (faut que je les essaye, c'est pas de la gourmandise, c'est scientifique )

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 12:13

Gateaux d’Okinawa


Un des gâteaux typiques d’Okinawa est sans contesrte le « chinsukô ».
Fait de farine de blé, de sucre de canne et de saindoux, il se caractérise par son croquant.

------copie-4.jpg                                                                                              chinsukô

Mais parmi les confiseries il y a beaucoup d’autres choses délicieuses et à prix abordables et qui remontent à l’époque de la dynastie de Ryûkyû.

Dans ce genre de gateau qui remonte à le dynastie de Ryûkyû, on trouve le « chîrunkou », une génoise cuite à la vapeur.
C’est un gateau fait avec beaucoup d’œufs, des arachides bouillies, teintes en rouges et d’agrumes bouillies avec du sucre blanc et magnifiquement décoré.
------.jpg                                                                                                   Chîrunkô

Parmi les gateaux typiques, on trouve le sâdâ-andagî,c’est une boule frite d’un mélange de  farine de blé, d’œuf et de sucre de canne.
C’est aussi un des cadeaux de fiançailles, mais il constitue un cadeau facile et populaire dans toutes occasions.

サーターアンダギー

                               sâdâandagî

 

andagi-beni1

                       sâdaândagî avec beni-imo

 

 

A Okinawa, parmi les cadeaux de fiançaille, en dehors des sâdâandagî, il y a « kataharanbu » et « machikaji ».
Kataharanbu ce sont des œufs ajoutés à de la farine de blé avec une pointe de sel et frit.

Machikaji en okinawaïen et « matsukaze » en japonais est un biscuit rose de trois centimètres de large et enroulé sur lui-même.
Cette confiserie dont la fabrication nécessite beaucoup d’œufs et du sucre. Dans les temps anciens, ce n’était pas un met du quotidien, il n’était servi que lors d’évènements et d’occasions spéciales.

 

-----copie-5.jpg                                                                                                 machikaji

En dehors de ces mets de fête, on peut citer « sangwachigwâshi », « pôpô » et « chinbin .»
サングヮチグヮーシ-copie-1                                                                                         sangwachigwâshi

 

Pôpô et chinbin sont tous deux faits de farine de blé battue dans de l’eau, elles sont ensuite légèrement poellées, ces deux "gâteaux" sont en forme de crêpes, toujours servis enroulées sur elles-mêmes.

Ces "gâteaux" furent ramenés de Chine et dans la littérature de l’époque royale, chinbin est resté comme un met reservé aux seigneurs japonais de Satsuma.

Du temps de la royauté, pôpô faisait partie des mets de réception et n’était pas considéré comme un gâteau, mais comme un accompagnement de l’alcool. -----copie-6.jpg

                                                                                                   pôpô

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:28

Okinawa-soba


Nankotsu_soba_-Okinawa_soba-.jpg                                                  
Okinawa-soba est tellement familier aux gens d’Okinawa qu’on peut l’appeler « soul-food.»

Chaque région de Ryûkyû  a sa recette propre d’Okinawa-soba et nombreux sont les restaurants  qui servent ces spécialités.
Il est très facile de se procurer les nouilles d’Okinawa-soba, soit en nouilles fraiches, déshydratées ou en coupes toutes prêtes dans des supermarchés ou des superettes ouvertes 24h/24, ainsi chaque foyer a l’occasion d’en manger fréquemment.

La spécificité  d’Okinawa-soba réside dans ses nouilles.
La fabrication des pâtes n’intègre pas de farine de sarrasin, elles sont 100% faites avec de la farine de blé et séchées sur des cendres ce qui leur donne une fermeté particulière.
Les nouilles ainsi obtenues sont d’un jaune assez pâle et d’une saveur particulière, différentes en terme d’épaisseur tout en ressemblant aux nouilles des râmen japonaises.
                                       
La soupe dans laquelle elles trempent est faite, de manière générale, avec des os de porc mais aussi de la de bonite séchée et un peu de sel.

Pour ajouter du goût au bouillon, on y ajoute du shôyu (huile de soja), du mirin et une goutte d’awamori. Enfin, posés sur les nouilles, il y a une tranche de viande de porc avec sa couenne, et du kamaboko (pâte de poisson.
En fait, la vraie particularité d’Okinawa-soba réside dans le bouillon et les nouilles. Mais on trouve aussi d’autres variétés : sôki-soba qui remplace le morceau de viande par un morceau de travers de porc, avec ses os  et yasai-soba, où des légumes remplacent la viande.

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                                                                                               sôki-soba

 

野菜そば-copie-3

                                                                                                  yasai-soba

 

A l’heure actuelle, on sert entre 150000 et 160000 Okinawa-soba par jour, ce qui signifie que chaque habitant de la préfecture, mange 46 Okinawa-soba par an (4 par mois)


Bien qu’on utilise pas du tout la farine de sarrasin,  l’appellation « soba »  a une relation profonde avec l’histoire d’Okinawa.
Le sarrasin est venu de Chine vers le milieu de l’ère Meiji et à cette époque, on lui donnait le nom de « supa » qui est devenu « soba.»
Après la rétrocession, en 1976, une décision pour un commerce équitable des nouilles de sarrasin à travers tout le pays a interdit d’utiliser le mot « soba» pour les « Okinawa-soba. »
Selon cette décision, pour pouvoir utiliser le nom de « soba », il faut utiliser au moins 30% de farine de sarrasin.
Cependant, l’attachement des habitants de la préfecture à ce nom est si fort, que la décision a dû faire face à leur résistance.
Cette décision a fait l’objet de négociations acharnées et en 1978, le nom de « honba-Okinawa-soba » fut officiellement enregistré.

Cet enregistrement eut lieu le 17 octobre et depuis ce jour, chaque année, les restaurants de soba fêtent « le jour de l’okinawa-soba.»

Aucun des restaurants d’Okinawa-soba de la préfecture n’utilise ce nom « d’Appellation d’Origine Contrôlée » et tous annonce en devanture « Okinawsa-soba », il en va de même dans tout le Japon.
Mais à Okinawa, si vous commandez « sôba », voire Ô-soba », le serveur ou la serveuse ne se trompera pas.

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 14:16

Mets de cérémonie
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                                                                     jû-bako (bentô de fête à 9 compartiments)

 

A Okinawa, en dehors de la fête des ancêtres et du nouvel an, il y a d’autres évènements annuels comme « shîmî » (fête du printemps) « hama-uri » (où les familles, mais surtout les femmes marchent sur les plages pour la bonne fortune du foyer)  « hârî » (courses de bateaux-dragons)
Dans les rassemblements familiaux, la préparation des bentô de fête caractéristique d’Okinawa,diffère de celle de Yamato, on fait des offrandes, soit devant l’autel des ancêtres de la maison, soit sur les tombes.

La caractéristique des bentô festifs d'Okinawa, c'est que les boites "jû-bako" comportent 7 à 9 aliments disposés dans des compartiments bien séparés.
                                                 
Suivant les régions et les foyers, il y a des différences, mais, principalement on trouve des travers de porc, des algues « konbu », du du paté de poisson « kamaboko », des beignets « tenpura » des pommes de terre, du tôfu frit, des tubercules « gobô » et autres…

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                               gobô (brut)                                                                                    gobô (préparé)

 

Dans ces boites, on met aussi des pâtes de riz « mochi », fraindise de fête par excellence.
Dans l’ancien temps, le troisième jour du troisième mois du calendrier lunaire (de nos jours, c’est le 03 Mars),avait lieu le « hama-uri », une fête où les femmes marchaient sur la plage pour se purifier et ramassaient des coquillages et crustacés. est aussi sur la plage (Uri HAMA) dans le cas où, pour se purifier à la plage, les femmes aiment profiter de la cueillette de mollusques.
Ce jour là, on offre des « sekihan-onigiri » des boules de riz rouge et des « sangwachigûshi », gâteaux de troisième mois. 
A Okinawa, les saisons ne sont pas aussi marquées que sur la métropole mais, depuis longtemps, il y a des plats spécifiques pour chaque saison


"Jûshî" est un bol de riz avec des algues, des  graines et des fève,des « ta’imo », une sorte de pommes de terre et de viande de porc. Ce plat est servi en différente occasions et porte alors un nom spécifique.
Au solstice d'hiver, par exemple, sur la métroplole, ils ont l'habitude de manger de la citrouille et de la bouillie de haricots rouges, à Okinawa, on trouve du « tunjîjûshî. »
De même, le jour de « obon » la fête des ancêtres, on sert un « unkejûshî », un jûshî de bienvenue.

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                                                                                                      jûshî

 

Le 8ème jour du 12ème mois lunaire ducalendrier lunaire, on fait une offrande de mûchî, du mochi, pâte de riz, enveloppée dans des feuilles de « gettô »,(de la forme d’une feuille de bananier) et elle offerte en offrande aux dieux.

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                                                                                                   mûchî

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 09:26

Tôfu d’Okinawa (shimadôfu)

 

shimadouhu-thumb                                                                                     shima-dôfu (préparé)

En premier lieu, on en trouve dans les Chanpuru, en soupe ou même frits, et dans de nombreuses occasions on le trouve sur la table comme plat d'accompagnement avec le saké.
Comparés à ceux de la métropole, les tôfu d’Okinawa sont plus gros et plus fermes.
Les blocs de tôfu de la métropole font dans les 300 grammes, alors que ceux d’Okinawa font entre 900 grammes et 1 kg.

島豆腐-copie-1                                                                                        bloc de shima-dôfu

Le tôfu non parvenu à une totale solidification est appelé « yoshi-dôfu », il est grandement apprécié dans les soupes, on en donne souvent aux malades car facilement ingérable et plein de vitamines.


ゆし豆腐-copie-1                                                                                                 yushi-dôfu

Kamaboko (surimi)

 

カマボコ-copie-2

                                                                                kamaboko (au marché de Naha)

 

Le kamaboko préparé avec beaucoup de jaune d'œuf est appelé "castela-kamaboko", le kamaboko préparé avec des morceaux de carottes et des morceaux d'algues "kobô" et frit dans l'huile se nomme "chiki-agî."

La préparation du kamaboko  nécessite de nombreux soins en raison des petites arrêtes des petits poissons "gurukun" et depuis l'époque royale, servir du kamaboko est considéré comme très hospitalié.

 

L'élaboration du kamaboko peut utiliser différentes espèces de poissons, allant du gurukun (petit poisson "totem" de la préfecture), le "irabuchâ (poisson perroquet), le thon ou même l'espadon, entre autre.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 10:24

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Poissons.

 

Les couleurs rouges, jaune et bleu des poissons des récifs coraliens qui entourent Okinawa,étalés sur les marchés, ravissent les yeux des touristes.                                     

Le poisson représentatif de la préfecture est incontestablement le "gurukun."  
グルクン

 

Ce poisson est souvent préparé en friture et en cuisson vapeur , c’est la base de la pâte de poisson « kamaboko.»
Les alevins du poisson « aigo » appelés « kusu » sont dégustés depuis des temps anciens dans une marinade qui reçoit le nom de « sukugarasu . »

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Ce n'est pas une simple marinade, les poissons sont fermentés pendant trois mois avant d’être dégustés.
Il y a un lat fait de sukugarasu posés sur du tôfu nommé « sukudôfu » très apprécié de nombreuses personnes, mais ce mélange qui peut aussi être utilisée en condiment contient beaucoup d’acides aminés bons pour la santé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’Okinawa des périodes Meiji et Shôwa, la bonit était activement pêchée et en 1923 la pêche atteint 1100 tonnes, faisant d’Okinawa l’une des trois premières régions de pêche avec Kagoshima et Shizuoka .
Dans ce contexte, la consommation de bonite de la préfecture d’Okinawa, est toujours la plus élevée de tout le Japon.
Dans beaucoup de soupes et bouillon de la cuisine d’Okinawa, et Okinawa-soba en premier lieu, la base, c’est de la bonite et on l’utilise aussi dans de nombreux chanpuru. La bonite est vraiment un des ingrédients phare de la cuisine d’Okinawa.
Des  températures élevées, l'influence climatique sur des aliments périssables font que les habitants d’Okinawa ont des façons de consommer les sashimi différentes des gens des autres préfecture japonaises.
Sur la métropole, habituellement, les gens consomment les sashimis avec un mélange de shoyu et de wasabi, en revanche, à Okinawa, on les consomme avec un mélange de shôyu det de vinaigre.                    De plus, presser un shîkwâsâ dans le shôyu est un autre moyen, bien connu des Okinawaïens, d’eviter la dégradation des sashimi.


La cuisine « ikasumi », à l’encre de seiche d’Okinawa.
Les cuisines qui utilisent l’encre de seiche ou de calmar sont assez rares dans le monde, mais La cuisine d’Okinawa partage cette paricularité avec l’Italie et L’Espagne.
Le plats typique c’est la soupe d’encre de seiche qui est un bouillon de bonite dans lequel on rajoute de la seiche, de la viande de porc et de l’encre de seiche qui donne au à cette soupe sa couleur noire.

 

Viande


A Okinawa, il y a une variété spécifique de cochon noir, nommée "agû" et sa chait au goût si particulier est de plus en plus recherchée ces derniers temps.

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                                                                                                      Agû


La viande de porc est tellement prisée qu'une expression lui est consacrée et dit « dans le cochon, on mange tout sauf le cri » , tout est utilsé pour la cuisine, de la tête aux viscéres et le sang, rien n’est jeté.
Une des caractéristiques de la cuisine de la viande de proc, c’est que la viande est bouillie longuement.                   
Il y a les plats typiques comme « ashitibichi », « Sokibuni Sôkibuni /abala-niku » servi avec des algues « konbu » et du radis blanc « daikon » et la soupe de travers de porc « sôki-jiru » aussi consommé avec des nouilles fines en                 « sôki-soba. ».
Il y a aussi le rafutê, un morceau de viande de porc fortement dégraissé car longuement boulli, avec sa avec couenne et qui garde donc tout son collagène .

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                                                                                              rafutê





Quand les japonais ont envahi Okinawa, ils apporté leur version du bouddhisme, où la consommation de viande est un sujet tabou, mais sa préparation était nécessaire pour la réception des émissaires chinois et l’habitude de manger du porc est restée à Okinawa.

Les plats de soupe à la viande

A Okinawa, on trouve toutes sortes de soupes.
La soupe de chêvre est un plat de fête, la Chèvre (Hîjâ) est cuite dans une grande marmite et la soupe, hîjâ-jiru, est souvent servie au cours de la cérémonie de bons augures lors de la construction d’une maison.La soupe de canard est réputée pour être bonne pour l’asthme et était donc servie pour soigner cette affection.

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                                                                                                hîjâ-jiru

 

La soupe de canard est réputée pour être bonne pour l’asthme et était donc servie pour soigner cette affection.

 

La viande de bœuf est souvent associée au grillades « yaki-niku » , mais elle est aussi consommée en soupe.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 08:15

,,Nâbêrâ (nom japonais Hechima)
ヘチマ
Avec le gôyâ, un représentant typique de légumes d'été d’Okinawa, on trouve le « nâbêrâ. »

Le nâbêrâ est riche en hydrate de carbone et en vitamine C et il est fréquemment utilisé dans les « itame-mono », plats sautés, et les soupes.
Le jus de nâbêrâ, obtenu à partir de sa tige contient, entre autre de la saponine et du nitrate de potassium et dans les temps anciens, il était utilisé comme lotion corporelle.
De plus, le jus de nâbêrâ est un excellent remède contre la toux et stoppe les expectorations et au fil du temps, il est devenu habituel d’en boire.

Origine du nom « nâbêrâ »
                                                                                 
« Hechima » est le nom japonais de cette cucurbitacée, « nâbêrâ » le nom okinawaïen. Le nom vient de l’expression okinawaïenne « nâbi-arayâ » que l’on peut traduire par « ce qui sert à nettoyer les marmites »



Ryûkyû-imo (Satsuma-imo), patate douce

 

satsuma-imo.jpg


C’est le capitaine d’un navire, Noguni « soukan », qui apportait le tribut qu’Okinawa devait payer à la Chine qui la ramena en 1605.

Depuis cette date, la pomme de terre a constitué la nourriture de base du peuple d’Okinawa, la culture du riz étant rare et seule la haute aristocratie pouvait en manger.
 
Par la suite, quand Ryûkyû est passé sous contrôle des japonais de la province de Satsuma, et que la pomme de terre est arrivée au Japon, elle fut connue sous le nom de « Satsuma-imo » mais originellement, elle portait le nom de « Ryûkyû-imo .»

Après la seconde Guerre Mondiale, la pomme de terre a continué à être la nourriture principale d’Okinawa.
En raison des dégâts des bombardements américains, des forts typhons et des sécheresses, la culture du riz était trop aléatoire. De plus, il était nécessaire d’avoir un légume résistant et aussi facile à cultiver que massivement productible.

De plus,  « somukuji », l’amidon de la pomme de terre, était uitlisé pour la conservation des autres aliments.
Les feuilles de pomme de terre « kandabâ » sont aussi utilisé dans la cuisine comme légumes et rentrent dans la composition des soupes.

Beni-imo, patate douce « à chaire violette »

 

Beni-imo.jpeg

 

Cette variété de pomme de terre n’a, en dehors de la couleur violette de sa chaire, pas de valeur nutritive particulière. Mais elle pourtant très présente dans l’Okinawa actuelle pour sa curiosité touristique.

On trouve cette patae "à toutes les sauces"...

en tarte

Beni-imo-tarte.jpg

en "dango" ("beignet de graines de sésame")

beni imo dango

 

et dernièrement "Kit-kat" a sorti un "Beni-imo Kit-kat"

 

Beni Imo Kit Kats

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 04:34

Caractéristiques des légumes d’Okinawa.    
Parmi les légumes d'Okinawa dont on dit qu’ils contiennent de bonnes substances pour corps, en premier lieu, on distingue le gôyâ pour sa haute teneur en vitamine C.                     
Par rapport à ceux de la métropole japonaise, ils contiennent plus de
La pluie qui tombe sur Okinawa est chargée en minéraux, mais sa terre est déjà elle-même riche en minéraux.                          
Par conséquent, les fruits et légumes qui poussent dans les champs d’Okinawa sont naturellement riches en minéraux.
De plus, il a été rapporté par des recherches que les plantes produisent leurs propres antioxydants pour se protéger des intenses ultraviolets.
Par conséquent, on dit des fruits et légumes d’Okinawa, soumis au fort ensoleillement des pays du Sud, qu’ils sont plus forts et riches en antioxydants que ceux de la métropole.
C’est grâce à cet environnement naturel que les fruits et légumes d’Okinawa sont si bons.


GÔYÂ

Dans tout le Japon, le légume typique d’Okinawa, c’est le gôyâ.

ゴーヤー1-copie-1


                                                                                               Gôyâ

 
Le gôyâ se caractérise par l’amertume caractéristique des cucurbitacées et il contient beaucoup de vitamine C, légume de l’été à Okinawa, il est souvent consommé en «chanpuru», en salade ou simplement avec du vinaigre.

 

goya-champuru 2

                                                                                                Gôyâ-chanpuru

 

L’amertume du gôyâ est due à une substance nommée (en japonais) «momorudeshin», cette composante a pour effet de faire diminuer le taux de sucre sanguin et la pression artérielle.                 
En Chine, il a été utilisé pour traiter l'hypertension artérielle et de diabète depuis très longtemps.
Une étude récente a montré que le gôyâ contient de nombreuses substances, notamment un acide qui contribue à bruler les graisses.


Le jour du gôyâ

Le 8 mai, à Okinawa, c’est le "Goya - Day", en fait, c’est un jeu de mot sur la date et le mot «gôyâ»  mis au point par les cultivateurs de gôyâ pour que les consommateurs se souviennent qu’à cette date, la cueillette des gôyâ débute.

Explication du jeu de mots : en japonais "5 mai" peut se dire "go(gatsu) ya(tsu)", donc ce "gogatsu yatsu" devient "goya no hi" le jour du "goya".
Le gôyâ porte aussi deux noms japonais «nigauri» et «tsurureishi», cependant, même dans les autres parties de l’archipel, seul le nom okinawaïen est utilisé.

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 04:11

Depuis longtemps à Okinawa, les plantes sont utilisées pour la prévention des maladies  et la préservation de la santé.

 

Ces dernières années, diverses études ont révélé que nombre d’ingrédients de la cuisine okinawaïenne substances bonnes pour la santé et ont apportés de grands progrès dans la diététique médicale.

 

Cette sagesse antique s’est transmise jusqu’à nos aujourd’hui et on la retrouve jusque dans les infusions, la préparation du thé et de l’awamori, alcool typique d’Okinawa, qui, même s’il utilise le même ingrédient principal que le sake japonais, en est différent.

 

Parmi les nombreuses plantes de bien-être, il y en a une qui est notable le uchin (ukon.)

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                                                   Ukon

 

Dans ce uchin, on trouve une substance, la curcumine, qui a des effets bénéfiques sur la fonction hépathique et la stérilisation. Depuis une époque reculée, le uchin est considéré avec beaucoup d’égards

 

Le uchin de Ryûkyû est renommé dans tout le Japon, à tel point qu’à l’époque du royaume de Ryûkyû, ce ukon était un monopole d’Etat.

 

A Okinawa, les plantes qui se poussaient devant les maisons ou au bord des routes comme le Banshirû (goyave) et Fûchibâ (armoise), Sakuna « plante de longévité » étaient connues pour leur vertus médicinales.

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                              Banshirû                                                                         Sakuna

 

サクナ(長命草)

                                   Fûchibâ


Avec le boom sanitaire de ces dernières années, de nombreux produits furent fabriqués à partir de ces plantes et furent commercialisés en tant que compléments alimentaires ou comme thé.

 

A Okinawa, depuis des temps très reculés et de manière empirique, liée à la seule observation, on sait qu’en dehors du uchin (curcuma) et du goya, et il y a de nombreux ingrédients alimentaires bons pour le corps.

               

Ces dernières années, diverses études ont révélé que nombre d’ingrédients de la cuisine okinawaïenne contiennent des substances bonnes pour la santé et les résultats de ces recherches ont apportés de grands progrès dans la diététique médicale.

 

Par exemple, dans les algues mozuku, on trouve une molécule appelée fucoïdane qui aurait un effet anti-cancéreux et qui activerait les cellules du système immunitaire, on dit aussi s’attendre, sous couvert de nouvelles recherches, à une action anti-allergisante et anti-thrombique.

モズク-copie-1                                                                                               Algues Mozuku

 

En outre, sa grande concentration en acide citrique et en acides aminés aide à la lutte contre la fatigue

 

Il y a aussi le shîkwâsâ, un fruit acide de la famille des citrus, qui contient une substance, la nobiletine , qui contribue à faire baisser la pression artérielle et les taux de sucre sanguin.

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                                                                                                Shîkwâsâ


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