Partager l'article ! 阿麻和利-護佐丸, Amawari-Gosamaru: Amawari était un seigneur plein d’ambitions et cela n’avait pas échappé au roi ShôTaikyû. ...
Le livre "Karaté d'Okinawa, les sources du Fujian"
Disponible à la Fnac
Egalement disponible chez Budostore
34 RUE DE LA MONTAGNE SAINTE GENEVIEVE
75005 PARIS
Et toujours en commande
Bon de commande au format MS-Word
et au format PDF
Le livre "Karaté d'Okinawa, entre les griffes du dragon, du Tigre et de la Grue"
Disponible sur Amazon.fr
Amawari était un seigneur plein d’ambitions et
cela n’avait pas échappé au roi ShôTaikyû.
Dans le but de freiner cette volonté, il décida de sceller une alliance consistant à marier sa fille, Mumutufumi Agari, à Amawari. Dans l’esprit de Shô Taikyû, cet arrangement, très courant à
cette époque médiévale, lui éviterait de combattre ce puissant ennemi dans le futur.
Pourtant, la défiance du roi le conduisit aussi à ordonner au seigneur Gosamaru de bâtir un gusuku entre Katsuren et sa capitale de Naha à Nakagusuku. Le monarque espérait ainsi mettre
toutes les chances de son côté, dans toute tentative de conquête de la part d’Amawari.
Grâce à ses succès commerciaux avec la Chine et le Japon, le domaine de Katsuren était devenu très prospère et finalement Amawari décida de prendre le pouvoir. Conscient que Shô Taikyû avait
placé Amawari pour le contrer, il tenta de le convaincre que c’était Gosamaru qui essayait de le détrôner. En 1458, Amawari parvint à ses fins et Shô Taikyû lui confia la tête de ses propres
troupes pour attaquer Gosamaru. Mais Nakagusuku-gusuku était une place forte imprenable et ce n’’est qu’en usant de ruse qu’Amawari put prendre le gusuku.
Après plusieurs tentatives d’assaut, Amawari fit mine de se replier, les troupes de Gosamaru s’élancèrent alors à leur poursuite. A cet instant, le gros des troupes d’Amawari, restées dissimulées
sur place entrèrent dans le gusuku. Gosamaru, refusant de se battre contre des hommes envoyés par son souverain, préféra se donner la mort.
Cependant, Mumutufumi Agari, escorté d’un fidèle à Gosamaru, Uni-uhugusu (ceci est un titre porté par les gardes des gusuku et qui dépeint leur férocité au combat”uni” voulant dire “démon”)
parvinrent à s’échapper et à atteindre Shuri-gusuku. Là , elle prévint son père.
Ivre de victoire, Amawari pensa qu’il était enfin temps de predre ce qu’il pensait être son dû et décida de marcher sur Shuri. Cependant, la nouvelle de Mumtufumi avait permit à Shô Taikyû de se
mettre en garde et de préparer une contre-offensive.
Shuri-gusuku était encore plus résistant que celui de Nakagusuku et les ruses d’Amawari ne réussirent pas.
Ses troupes et lui-même furent entièrement détruites.
Cet épisode célèbre a donné naissance à une pièce de l’opéra okinawaïen qui fut jouée dès 1791, pour la réception des envoyés chinois.
De nos jours, les enfants de Katsuren (et donc ceux de mon dôjô) participent toujours à cet opéra.