
L’awamori 泡盛, aussi connu sous le nom de « shima-zake » ou plus simplement - et
amoureusement – « shima » est l’alcool typique de Ryûkyû.
Le nom « Awamori » vient de « awa », bulle et « mori », quantité, ce qui donne « quantité [de] bulles » produites durant la distillation, plus celle-ci étant élevée, plus le degré d’alcool étant
important dan la production finale.
A l’inverse du sake de Yamato, la production d’Awamori n’est pas le simple résultat d’une simple fermentation, comme pour le sake, mais d’une distillation complexe, comme pour le sochû.
A Okinawa, il est courant de trouver des Awamori de 30°, bien que les plus commercialisés soient de 25°. Cependant, certaines bouteilles d’Awamori atteignent les 60°, notamment la catégorie «
Hanazake », spécialité de l’île de Yonaguni. Bien que pouvant être dégusté dès sa production, l’awamori n’en est que meilleur qu’avec l’âge, celui-ci, comme pour tout alcool, développant
parfum et onctuosité.
Le plus souvent, l’Awamori est dégusté coupé avec de l’eau et de la glace.
Boisson festive par excellence, rares sont les gens qui le déguste sec : la glace rafraîchit et l’eau permet de faire durer le plaisir de la dégustation, mais le degré d’alcool étant toujours le
même, gare aux longues festivités. Récemment, l’Awamori fut intégré dans certains cocktails où son goût particulier se mari particulièrement bien.
L’année 1983, marque un évènement symbolique dans l’histoire de l’Awamori et dans la reconnaissance de son patrimoine. Jusqu’à cette date, l’Awamori n’était connu que comme sous branche du Sôchû,
liqueur typique de Yamato, enfin, il accédait à une reconnaissance propre.
Cette reconnaissance, bien plus qu’un simple fait régionaliste, est due au principe même de distillation de l’Awamori qui utilise une levure originaire du royaume du Siam (Thaïlande).
Cette spécificité de l’Awamori fit que cet alcool était un des produits des tributs envoyés de Ryûkyû à la Chine et au Japon.
L’Awamori peut donc être dégusté dès sa production, néanmoins, ce n’est que vers sa troisième année qu’il commence à être savoureux. Pour éviter toute confusion, à ce moment, il est désigné sous le
nom de « kûsu古酒 », vieille liqueur, en Okinawaîen. Cette appellation ne reflète pas totalement la réalité car seuls 50 % du contenu ont trois ans d’âge, 49 % ont plus de six d’âge.
Avant la batille d’Okinawa, certaines bouteilles d’Awamori auraient atteintes l’âge respectable de 200, voire, 300 ans, mais toutes furent détruites.
Certains cavistes d’Okinawa tentent de préserver des crus pour atteindre ces records.
Sur Yonaguni, l’île la plus méridionale de ryûkyû, trois distilleries produisent une variété spéciale d’Awamori, le « Hanazake花酒 », liqueur de fleur, dont la teneur en alcool atteint les 60°. Cette
liqueur, principalement destinée aux cérémonies religieuses, est généralement consommée sans eau, ni glace.
Merci beaucoup.
Sais-tu quel type de distillation est utilisée? Distillation fractionnée, directe ou azéotropique?
De quand date le principe de distillation de l'awamori à Okinawa?
Merci c'est très intéressant... est-ce qu'on trouve de l'awamori en France?
C'est au 15° siècle que les marchands/marins d'Okinawa ramenèrent la levure qui donne sa particularité à l'awamori.
A ma connaissance, on ne trouve pas d'awamori en France.