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  • : 沖武館 Okibukan
  • : Mensôre Uchinâ-blog. Un petit blog de présentation de l'île berceau du karate et du kobudô. Ici, je parlerais tout autant des arts de combat d'Okinawa, que de la culture trop méconnue de cette partie du Japon.
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 14:05

黐身/餅身 Muchimi

Un des points important dans les styles de karate issus de la Chine du Sud, c’est le « muchimi ». « Muchimi » est la prononciation okinawaïenne, en japonais standard, il faudrait dire « mochimi ».
Ce terme signifie littéralement « corps glu ». En fait, la « glu » peut s’exprimer par deux kanji.
Un ancien, qui se lit aussi « chi 黐» et que l’on retrouve dans la prononciation cantonaise de « chi sao » mains collantes ou « chi gerk » jambes collantes.
Et un plus récent, qui se lit aussi « hei 餅» en sino-japonais et que l’on retrouve dans la pronociation japonaise de « mochi »,une friandise de pâte de riz souvent échangée au nouvel an. Cette friandise est assez gluante et le « corps en pâte de riz » est très explicite.

Ces deux caractères se lisent également « mochi » .
Si dans le cas des arts de combat cantonais, on trouve les termes « chi sao » et chi gerk », dans les arts d’Okinawa seul le terme de « muchimi » est présent.

Cette similitude entre les sinogrames cantonnais, restés anciens, et le sinograme okinawaïens renforce encore plus les liens entre les pratiques martiales de la Chine de Sud et Okinawa.

Dans la pratique, ce muchimi, prend la forme d’une adhérence aux techniques de l’opposant, de façon à contrôler, non seulement ses gestes, mais aussi ses déplacements. Contrôler n’est pas suffisant pour prendre un ascendant, mais quand le contrôle débouche sur une re-direction des gestes et des déplacements, le combat est bien engagé.
Ce contrôle doit amener à une sur-affluence d’informations et suivant l’expression consacrée : « senpuki-waza », littéralement technique du ventilateur, c’est à dire que l’opposant doit se sentir comme prisonnier des pâles d’un ventilateur.

Cette forme de combat, convient très bien aux styles de corps-à-corps et aux styles de karate issus du Fujian, Chine du Sud, Fuchen-hû tûdi 福建風唐手

Une illustration du muchimi par Taira sensei du gôjû-ryû




© Lionel Lebigot 2009

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commentaires

T
Je sais qu'en Shorin-ryu, c'est un concept familier du Kyudokan de maitre Higa et du Shinjinbukan, par voie de filiation. Cependant, j'ai cru comprendre que cela est dû principalement au fait que Yuchoku Higa a été étudiant de goju-ryu pendant un certain temps avant de se mettre au shorin ryu. C'est certainement de là que vient cette caractéristique commune.
Répondre
L
<br /> Higa Yûchoku pratiqua effectivement le gôjû-ryû et Onaga Yoshimitsu échange avec Hokama Tetsuhiro enseignant émérite du gôjû-ryû.<br /> En ce qui concerne Onaga, certaines de ses positions ressemblent fortement au sanchin-dachi du gôjû-ryû. Preuve que certains experts n'hésitent pas à emprunter et fair leur, ce qui leur parait<br /> intéressant.<br /> <br /> <br />
T
Le muchimi est-il un concept propre au goju-ryu et certaines écoles de shorin-ryu, ou est-il aussi un concept familier des pratiquants de uechi/konan-ryu?
Répondre
L
<br /> Muchimi n'est pas un concept propre au gôjû-ryû. Il est présent dans les styles issus du he-quan, la boxe de la grue du Sud de la Chine, le "fukken-fû-karate" (gôjû, uechi, kingai,<br /> kônan-ryû...).<br /> L'autre branche du karate, shôrin-ryû, fut aussi influencée par le he-quan, mais dans une moindre mesure. Je ne connais pas suffisamment les shôrin-ryû et je ne pourrais dire si muchimi en est une<br /> pratique courante. <br /> <br /> <br />
G
merci pour les explications sur le muchimi.<br /> C'est très intéressant de connaitre les différentes origines linguistiques des termes.<br /> Et surtout ça permet de faire les correspondances entre les termes chinois et japonais/okinawaiens
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